Investissement immobilier dans l’ancien : les prix font de la résistance

Comment le marché immobilier s’est-il comporté en 2020 dans le contexte inédit de la crise de la Covid-19 ? Et quelles sont les premières tendances pour 2021 ? Le premier bilan.

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Une situation de crise qui inquiète

Les inquiétudes des Français au sujet de l’immobilier auront été nombreuses en 2020. Sans oublier, évidemment, celles des professionnels du secteur. Finalement, malgré un arrêt quasi-total de l’activité économique pendant deux mois lors du premier confinement, le marché immobilier dans l’ancien s’est montré particulièrement résistant en 2020.

Une principale explication à cela a été donnée par les notaires, lors de leur bilan annuel présenté en fin d’année : il s’agit avant tout d’un marché d’utilisateurs, sain et solide.

Résultat, même si le rebond de l’été n’a pas permis de combler le retard pris au premier confinement, il n’y a pas eu d’effondrement lors du second : le marché semble avoir assez bien résisté en retrouvant une dynamique stable, à un haut niveau.

De sorte que l’année 2020, qui avait très bien démarré, devrait se conclure, à fin décembre, avec 960000 ventes dans l’hypothèse la plus pessimiste (-20 % sur un an) et avec 990000 ventes dans le scénario le plus optimiste (-8 % sur un an).

Des prix en hausse sur un an

Selon les dernières projections issues des avant-contrats (compromis et promesses de vente), les prix des appartements anciens devraient avoir augmenté de +6,6 % en France métropolitaine entre le 4e trimestre 2019 et le 4e trimestre 2020. Cette hausse serait légèrement plus prononcée en Province qu’en Île-de-France avec respectivement +7,1 % et +6,1 %.

Quant au prix des maisons anciennes, ils devraient avoir augmenté de +6,1 % en France métropolitaine au cours de la même période. Cette hausse serait légèrement plus prononcée en

Province qu’en Île-de-France avec respectivement +6,1 % et +5,8 %.

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Niveau et évolution des prix dans les 18 plus grandes villes ou agglomérations de France

Si l’on s’intéresse aux prix au m2 médians des appartements anciens sur les neuf premiers mois de l’année 2020 dans les 18 plus grandes communes de France, ils varient entre 1 000 € à Saint-Étienne et 10 640 € à Paris.

Deux villes sont à moins de 2 000 € le m2 : Saint-Étienne et Le Havre. Quatre sont comprises entre 2 100 € et 2 200 € : Orléans, Reims, Toulon et Dijon (elles oscillaient entre 2 000 € et 2 100 € il y a un an). Quatre autres sont supérieures à 4 000 € le m2 ou plus : Paris, Lyon, Bordeaux et Nice (elles figuraient déjà en tête du classement 2019).

Ces 18 villes enregistrent toute une hausse annuelle, comprise entre +2 % et +14%. Bordeaux, Toulon, Grenoble et Nice enregistrent les hausses les plus modérées (inférieures à 5 %). Lyon, Nantes et Rennes enregistrent les plus significatives (supérieures à 10 %). Ces trois villes faisaient déjà partie, l’année précédente, des villes ayant le plus progressé en un an. A Saint-Étienne, après deux années de hausse, le prix au m2 médian atteint le seuil des 1 000 € pour la première fois depuis 2014.

Si l’on s’intéresse aux prix de vente médians des maisons anciennes, toujours au cours de la même période, dans les 18 plus grandes agglomérations (unités urbaines ou métropole pour Paris) de France, le marché est également orienté à la hausse.

Six agglomérations affichent un prix inférieur ou égal à 250 000 € : Le Havre, Lille, Saint-Étienne, Orléans, Reims et Dijon (comme l’année précédente). Six autres affichent un prix supérieur ou égal à 350000 € : Rennes, Bordeaux, Lyon, Toulon, Paris et Nice (contre seulement trois l’année précédente : Toulon, Paris et Nice).

Et les six autres sont comprises dans la fourchette de 300 000 à 340 000 €.

Là encore, la tendance annuelle est à la hausse généralisée. Les agglomérations du Havre, Dijon et Lyon enregistrent les augmentations les plus importantes (avec respectivement +9 %, +10 % et +12 %). Seule l’agglomération de Marseille – Aix-en-Provence est relativement stable (+0,7 % sur un an).

Maisons anciennes :

  • L’agglomération la chère : Le Havre ;
  • L’agglomération la + chère : Nice.

Appartements anciens :

  • La ville la – chère : Saint-Étienne ;
  • La ville la + chère : Paris.

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