Immobilier : Quelles conséquences de la hausse des taux ?

La relève des taux d’intérêt des crédits immobiliers débute tout en étant plus ou moins imperceptible. C’est du moins le cas pour les ménages aisés, le reste des emprunteurs aux revenus plus modestes sont quant à eux sous la menace de l’accroissement du coût du crédit.

Une hausse des taux très légère

Les taux d’intérêt ont été extrêmement favorables aux emprunteurs durant l’année 2018. Leurs niveaux ont atteint des proportions reconnues comme étant historiquement basses. Mais surtout, le coût du crédit est resté très compétitif pendant de très long mois. Une stabilité à toute épreuve qui commence malgré tout à s’effriter, synonyme d’une remontée qui pourrait s’enclencher au fil des mois de 2019.

Effectivement, on constate une très légère recrudescence des taux d’intérêt. D’après les données fournies par l’Observatoire Crédit Logement CSA, le taux moyen est passé de 1,43% en octobre 2018 à 1,44% en novembre 2018. Point de flamber à l’horizon, mais certains acquéreurs potentiels peuvent déjà ressentir un coût du crédit plus élevé.

Une hausse répercutée sur les faibles revenus avant tout

Cependant, tous les profils ne bénéficient pas des mêmes conditions de financement. Les emprunteurs disposant d’un patrimoine et de revenus élevés sont encore en mesure d’obtenir des taux très attractifs. Les établissements bancaires ayant un objectif clair de conquérir et de fidéliser un maximum de clients de cette typologie, les emprunteurs peuvent faire jouer la carte de la négociation. Surtout si la durée du crédit souhaité est relativement courte, soit aux alentours des 15 ans.

Une remontée drastique des taux serait préjudiciable avant tout pour les foyers modestes. En conséquence à cette hypothétique situation, la durée des crédits pourrait s’allonger. Les ménages aux revenus modestes sont ceux bénéficiant des taux les plus élevés du fait d’un risque plus grand à les financer. Seulement, leur capacité d’emprunt se retrouverait bien vite submergée par le coût du crédit qui s’accroitra. Pour cela, ils n’auraient pas d’autre choix que de rembourser durant une durée prolongée. L’objectif étant bien évidemment d’amortir les mensualités sans mettre en péril la stabilité budgétaire du foyer.

Regrouper ses crédits lorsque les mensualités percent le budget

Maintenant, il existe des alternatives pour les ménages rencontrant ce genre de difficulté avec leurs mensualités de crédit immobilier. Une fois le prêt contracté, il est très difficile de pouvoir renégocier le montant de ses mensualités sans la présence d’une clause spécifique. La banque peut accepter une renégociation du taux, mais dans une propension mesurée.

Dans ce cas présent, les emprunteurs peuvent se rapprocher d’une société spécialisée dans l’intermédiation en opération de banque pour effectuer un rachat de crédit. Les professionnels de la sorte, sont en effet en mesure de regrouper l’ensemble des crédits (prêts à l’habitat et personnels) d’un ménage afin de proposer une seule mensualité sous un unique taux d’intérêt. De plus, il est possible de diminuer considérablement ses mensualités jusqu’à 60% en prolongeant la durée d’emprunt pour retrouver une stabilité financière.

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