Aidant familial : l’importance de faire une pause !

Le temps d’un après-midi ou de plusieurs jours par semaine, les personnes dépendantes âgées ou malades d’Alzheimer peuvent être prises en charge dans les accueils de jour. Mode d’emploi.

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Les accueils de jour sont des structures indépendantes ou rattachées à une maison de retraite ou à un service à domicile. Certaines sont spécifiquement adaptées aux personnes atteintes d’Alzheimer.

Un accueil sur mesure

Les accueils de jour ne sont pas des centres médicaux. Ces établissements sont aménagés pour les malades et animés par un personnel formé aux pathologies liées à la dépendance. La plupart des structures sont par exemple équipées d’une salle Snoezelen, un espace à la fois stimulant et apaisant destiné à favoriser l’entretien physique et mental des personnes souffrant d’un handicap.

Ces organismes offrent aussi des services de « tous les jours » comme le coiffeur ou l’esthéticienne. L’idée est de proposer un lieu où les patients peuvent mener la vie de « monsieur et madame tout le monde », tout en pratiquant des exercices à visée thérapeutique.

Quant aux aidants, ils trouvent auprès de ces professionnels un soutien psychologique, sans oublier quelques instants de liberté durant le temps de l’accueil.

Le tarif varie selon les établissements, Il est d’environ 30 € par jour (tarif dépendance fixé par le conseil régional et tarif hébergement qui peut être modulé en fonction des ressources annuelles). Différentes aides peuvent être sollicitées pour en atténuer le coût. Si l’établissement est habilité à l’aide sociale, une demande peut être faite auprès du Centre communal d’action sociale (CCAS).

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Un financement facilité

Par ailleurs, l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) peut prendre en charge une partie des dépenses. La loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement est venue réformer l’Apa pour faciliter « le répit » des aidants.

Pour rappel, une fois le dossier déposé auprès du conseil départemental, une équipe médico- sociale évalue le degré de perte d’autonomie du malade et établit un plan d’aide plafonné en fonction du Groupe iso-ressources (GIR) qui reflète le niveau de dépendance. Ce plan peut inclure le financement de l’accueil de jour. Les nouvelles dispositions prévoient une augmentation de ces plafonds et une exonération de participation financière pour les personnes qui perçoivent moins de 800 € par mois.

Le texte consacre, par ailleurs, un droit au répit pour les aidants qui leur permettra de percevoir jusqu’à 500 € par an si le plafond de l’Apa est atteint.

Prise en charge du transport. Concernant les frais pour accompagner le malade et le ramener chez lui, ils sont en principe gérés par la structure d’accueil qui perçoit un forfait de l’Assurance maladie pour couvrir tout ou partie de la prestation.

Où se renseigner ?

Auprès de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), du Centre local d’information et de coordination (CLIC), du CCAS, éventuellement auprès de la direction de la structure d’accueil.

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